Contes et fables

Histoires imaginaires inspirées de mes rencontres sur la route…

 

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Noctambulesque

Ce soir-là, j’attendais sur le bord d’une route éclairée par une nuit lumineuse. C’était devenu une habitude. J’avais appris à me sentir mieux ici qu’ailleurs. Je ne l’avais pas souhaité, ça s’était imposé à moi. Aussitôt que je quittais ma routine, qu’elle soit savoureuse ou douloureuse, languissante ou excitante, c’était comme si je respirais de nouveau. Je m’oxygénais pour pouvoir ensuite supporter la vie sédentaire qui ne représentait finalement jamais plus qu’une parenthèse. La vie, la vraie, c’était le départ, la route, le mouvement.

à suivre…


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L’hominidé et le lion

Le premier homme qui posa un regard envieux sur la bête condamna son espèce. C’était peut-être un lion, toisant le monde de ses perles noires, qui fit naître la convoitise chez l’humain, alors simple bipède poilu…

à suivre…

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La Marche

Voici l’histoire d’un moine qui cheminait sur les routes poussiéreuses de l’Inde. Il avançait lentement, mesurant chaque pas avec une précision silencieuse. Sur son chemin, il croisait beaucoup de gens qui, souvent, arrêtaient leurs activités pour le saluer:

« Où va-tu noble étranger? lançaient-ils en s’inclinant.

Lui se contentait de répondre:

– À la libération. »

à suivre…

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L’âne

Jadis, aux temps où les villes n’étaient que de grands villages et que les machines n’étaient que des ébauches farfelues dans la tête des visionnaires de l’époque, un âne avançait, nonchalamment et sans protester. Ses pas lourds s’enfonçaient dans la poussière, son regard fixé imperturbablement sur la carotte perchée devant son museau. Une technique ancestrale qui, durant des siècles, a permis à des millions de moulins de part le monde de fonctionner.

à suivre…

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L’ère du Plastique

Une modeste construction sur la plage, deux étages, un toit de chaume, des murs blancs peint au calque, un porche avec une seule chaise longue en plastique. Au dessus de la chaise, accroché au mur, un tableau qu représente deux hommes en costume gris. La photographie est jaunie par les années, datant d’au moins un siècle en arrière. Les deux hommes aux crânes dégarnis portent une longe barbe touffue. En bas à droite, une inscription: “1869, the Hyatt brothers.” A cette époque, un concours avait été lancé par la société Phelan et Collender, ses dirigeants craignaient une pénurie d’ivoire avec la situation en Afrique et recherchaient un nouveau matériau pour produire leurs boules de billard. Les frères Hyatt trouvèrent la solution en utilisant le camphre pour plastifier le nitratation de la cellulose du bois. L’ancêtre du plastique était né.

à suivre…

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