Histoires vagabondes

Cette page est destinée aux histoires qui ponctuent mes voyages. En passant par le filtre de mon imagination, ces histoire sont devenues des contes, mélanges de réel et d’imaginaire.

 

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J’avais juste envie d’écrire

 

Je me suis levé d’un bond ce matin-là. Il faisait déjà clair au dehors, les cyprès flottaient dans l’air frais d’une aube sans nuages. J’ai marché pieds nus sur les pierres du chemin qui sépare la caravane des toilettes sèches. Petite marche matinale ponctuée de grimaces. les douleurs plantaires sont parfaites pour éveiller les sens. Le soleil apparaissait à l’horizon, encore tout petit, timide dans un ciel limpide. Si petit que je pouvais le regarder droit dans les yeux, le défier, quelques instants.

à suivre…

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Demain ne sera pas

 

– La fin du monde ? Bah, ce n’est rien de nouveau vous savez. J’en ai vécu des fins du monde, je vous le dis! Et à chaque fois, le lendemain, je me suis réveillée, presque déçue. Le jour s’est levé, les gens sont partis travailler, tous ceux qui espéraient un changement, un événement divin pour sortir de la torpeur de leur existence ont repris leurs petites vies innocentes. Au mieux, il y a eu un rayon de soleil, l’impression que quelque chose avait bougé dans la structure moléculaire du monde… La fin du monde ! Je vous le dis du haut de mes quatre-vingt huit ans, ce n’est pas pour demain

à suivre…

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Le vieil homme et les tortues

 

Il était une fois un vieil homme atypique qui coulait des jours paisibles sur la plage de “Maruata”, dans l’état de Michoacan au Mexique. Les gens du village l’appelaient le “tortuguëro”. Au Mexique, guëro est un terme affectif utilisé pour désigner ceux qui ont la peau plus blanche. Le vieillard présentait une pâleur impressionnante et sa tignasse de cheveux qui pendait le long de sa nuque était toute décolorée. Les gens racontaient que les vents marins, chargés de sel, lui avaient effacé ses couleurs. Le vieillard s’occupait d’un « campement d’hébergement de tortue », une sorte de petite réserve en bord de plage.

à suivre…

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Esta Cerca

 

Après avoir fait tamponner mon passeport à la douane mexicaine, je traversai le pont ferraillé et bardé d’une maille haute d’au moins trois mètres qui menait au Guatemala. En bas, quelques hommes chargés comme des mules avançaient d’un pas lent entre les cailloux glissants de la rivière, sous le pont. L’eau leur arrivait à mi genoux. Impunément, comme si personne ne les voyait, ils se faufilaient au Mexique. Un peu plus loin, en aval, d’autres se frayaient un chemin entre les hautes herbes, en direction du nord.

à suivre…

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Un Mojado

Une route s’élance dans la nuit sous le regard lumineux des phares du poids lourd. Des ombres menaçantes jaillissent dans la nuit. La cabine tremble tant la route est défoncée. Antony, le conducteur m’a sauvé d’une autre nuit dans une station essence, il va jusqu’à Puebla et ce sont plusieurs heures de compagnie intime qui nous attendent. Avec certains camionneurs, je dois les harceler de questions en tout genre pour faire passer le temps et justifier ma présence à bord de leurs navires roulants. Ce coup-ci, il ne me faudra pas beaucoup d’efforts. A peine l’ai-je remercié qu’il me déballe toute son histoire. “C’est normal tu sais, moi aussi j’ai connu cette galère. Je suis parti sur les routes à 17 ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier, ça s’oublie pas des choses comme ça. La route encore ça passe, on s’y fait, par contre le désert, “Carajo”, jamais je n’oublierais ça. »

à suivre…

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El Baño Seco

Il était une fois un jeune architecte mexicain. Il était né au bord des gorges abruptes de Cuernavaca dans lesquelles s’engouffrait une rivière virulente et endiablée. L’écho des flots se brisant sur les rochers accompagna la naissance du petit Cesar. C’est aussi ce même écho qui rythma toute son enfance par des mélodies tantôt discrètes, tantôt sauvages.

à suivre…

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Le Norvégien qui voulait faire émigrer tout son pays

C’est l’histoire la plus loufoque et la plus invraisemblable que j’ai jamais entendu. Et pourtant, le principal protagoniste, que j’ai eu le privilège de connaître dans un salon de thé à Fès, au Maroc, paraissait le plus sincère du monde en la contant.

Il y a quelques temps déjà, un grand fléau s’était abattu sur les terres du Nord de l’Europe. Une peste avait surgit soudainement et, à l’improviste, s’était infiltrée dans le cœur des habitants de la Norvège. Mortelle et contagieuse, elle était indétectable. Les médecins ne parvenaient pas à en faire le diagnostic.

à suivre…

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Le sot de crabes

Au cours de mes voyages en stop, beaucoup d’histoires se sont mêlés aux bruits des moteurs. Souvent, ces anecdotes font la gloire du pays que je traverse…et parfois tout l’inverse. J’ai remarqué que nous autres, êtres humains, aimons à critiquer notre propre sang en y ressentant même une sorte de réconfort.

Ce jour-là, j’étais devenu le copilote d’un avocat d’une trentaine d’année très aimable qui est convaincu que les Mexicains ne valent guère mieux que les crabes. Nous filions à toute allure sur l’une de ces routes rectilignes et monotones qui traverse la jungle de l’état de Tabasco, je restais perplexe à l’écoute de ce commentaire plutôt anodin.

à suivre…

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Le Poisson lion ou comment une bonne intention peut perturber tout un eco-système

Les États-Uniens sont réputés pour leur esprit commerciaux et cette capacité étonnante à transformer une situation quelconque en opportunité lucrative. J’avais rencontré Peter à Xcalak, un petit village situé à la pointe de la péninsule du Yucatán qui a survécu à l’invasion touristique. Il cherchait des intéressés pour vendre ses pièges sous-marins rudimentaires fait de bois et de cordes. Je n’eu pas besoin de demander à quoi elle servait. Peter était tout excité et me raconta l’histoire des poisson lions et leur étrange apparition dans la mer des caraïbes.

à suivre…

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Le colibri

Connaissez-vous le colibri? Une merveille d’ingénierie naturelle qui dépasse tout entendement rationnel. Le Colibri est d’une grâce telle que seul le cœur peut discerner la finesse et la vivacité de son battement d’ailes. Pour surprendre ce petit miracle de la nature, il faut se rendre sur les terres d’Amérique. C’est dans les jungles épaisses ou dans les champs fleuris que l’on peut l’apercevoir, toujours par chance, virevoltant de ses petites ailes vibrantes. Cela ne dure jamais qu’un instant car le colibri est un impatient. Il ne passe que quelques secondes sur une fleur avant de disparaître en un éclair et réapparaître un peu plus loin, oscillant dans les airs.

à suivre… 

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